Un livre qui articule ambition théorique et portée politique : élaborer une philosophie de la domination postcoloniale et définir les contours d'une communauté politique occidentale (un " nous ") tenue par des exigences de la justice à l'égard des anciens pays colonisés.
À l'heure où les réparations pour les injustices coloniales s'imposent comme un enjeu mondial, Ce que nous devons à Haïti propose une approche inédite. L'autrice prend appui sur le cas d'Haïti – premier État issu d'une insurrection d'esclaves, contraint en 1825 de verser une " rançon " à la France pour obtenir sa reconnaissance – pour en faire un laboratoire des relations postcoloniales. À partir de ce " cas paradigmatique ", elle reprend et renouvelle les théories de la justice réparatrice.