Utiliser une carte interactive, chercher dans Gallica, publier un article en ligne ou préparer un cours avec une IA sont des pratiques de recherche désormais ordinaires, y compris pour les humanistes nés avant la révolution Internet. La conversion numérique des pratiques académiques est un fait irréversible.
Quel est l’impact de la numérisation du patrimoine ? En quoi l’utilisation de bases de données et de moteurs de recherche, l’édition et la fouille numérique des textes, la production de cartes et de lectures à distance de vastes corpus, le recours à des grands modèles de langage, changent – ou pas – nos manières de produire et de transmettre le savoir ? Quels en sont les bénéfices et les écueils ?
Évoquant l’histoire de la philologie, les origines des humanités numériques et de l’intelligence artificielle, cet essai propose d’éclairer les transformations induites par les outils numériques sur les pratiques de recherche et d’enseignement en humanités.