La vie est belle malgré tout…
Alors que les parents de Yaëlle se déchirent, l’adolescente est envoyée chez son grand père, le temps de la séparation. Incomprise et en colère, elle va peu à peu tisser un lien fort avec ce grand-père qui l’accueille, l’écoute et lui transmet un héritage invisible : celui des silences qui apaisent, des vagues qui racontent et du vent qui emporte les douleurs. Dans la maison des Landes bretonnes, bercée par les embruns et les souvenirs, ils vont partager un temps suspendu qui va donner de l’élan à la jeune fille. Car il faut bien retourner à l’école et reprendre sa vie en ville auprès d’une mère marquée par l’épreuve… Alors quand, des années plus tard, son grand-père faiblit, Yaëlle ressent le besoin de revenir au chevet de ce vieil homme aimant et, cette fois, de rester. Au seuil de sa vie d’adulte, Yaëlle va faire le choix bouleversant d’accompagner son grand-père jusqu’au bout, dans une dernière danse avec le vent… Un dernier acte d’amour, aussi nécessaire que salvateur qui va la révéler à elle-même et la faire grandir.
Véritable ode à la transmission, à la beauté des liens, à la force des mots tus et des gestes tendres, Là où danse le vent est l’œuvre d'Enora Boutle, jeune artiste, qui entre au catalogue Glénat avec un album sensible, poétique et lumineux aux dessins délicats et expressifs et nous livre un récit qui célèbre la vie dans ce qu’elle a de plus simple et de plus vrai. Un bel album et un beau moment de lecture.